Tome8:chapitre2

Un article de NarniaWiki.

<< Chapitre 1 | Chapitre 3 >>

Information pour l'écriture du tome

Merci de lire les règles d'écriture avant de commencer l'édition

Information pour l'écriture de ce deuxième chapitre

Il s'agit dans ce deuxième chapitre de faire un flash back qui contiendra l'histoire de l'enlèvement de Susan et de la chut de Peter
Après discussion sur le forum, je crois que l'on est tous d'accord pour que le chapitre 2 comporte uniquement le flash back et pas de discussions qui seront plutôt pour le chapitre 3

Discuter de ce chapitre dans ce wiki
Consultez la liste des chapitres

Chapitre II: Ce qu'il s'est passé dans la grotte

C'était un après-midi du 3ème mois d'Aslan. Susan, comme à son habitude était sortie pour se promener. La journée était chaude et humide, et elle décida donc d'aller se ressourcer sous la cascade du Bois des Chênes. L'eau fraîche était vraiment agréable, Susan ne pouvait s'empêcher de penser à la chance qu'elle avait d'être reine et de vivre dans un pays si paisible et merveilleux. Apparemment, elle avait oublié son ancienne vie sur terre, et profitait pleinement des plaisirs que Narnia pouvait offrir. Après un bon temps de bain, elle décida de rentrer à Cair Paravel, car un festin allait être servi. C'était en effet, le jour de la fête du Sacrifice d'Aslan et tout le monde se préparaient à fêter l'anniversaire de cet événement si important pour les Narniens. Susan ne pouvait se permettre d'arriver en retard, cela faisait partie de ses responsabilités en tant que reine du royaume. Elle commença à faire route vers le château, par le chemin de la forêt profonde qu'elle connaissait par cœur. Après quelques minutes de marche, un bruit étrange qui venait d'un buisson la fit sursauter. On aurait dit le grognement d'un sanglier, mais qui devait être particulièrement gros. Son cœur se mit à battre la chamade, il fallait qu'elle avance plus vite. Quelque chose la tracassait : il n'y avait pas de sangliers sauvages dans cette forêt, et les sangliers doués de parole ne se permettaient pas de grogner en temps normal. Susan ne voulait pas regarder sur le côté. Elle accéléra encore la cadence. Des gouttes de sueur perlaient sur son joli front blanc; la jeune reine avait réellement peur.
Saisie de plus en plus par la crainte, elle se retourna et courut dans l'autre direction. Susan fila dans la forêt le plus vite qu'elle pouvait en direction de la cascade du Bois des Chênes, mais le bruit se faisait de plus en plus fort. Cette course effrénée ne dura que quelques secondes, mais la jeune reine avait l'impression qu'elle durait depuis une éternité. Le grognement bestial résonnait à ses oreilles; elle plaqua la paume de ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux pour ne pas voir la bête fondre sur elle, son coeur battant à tout rompre. Elle ne vit pas le tronc qui gisait sur le sol et trébucha. La chute se fit aussi longue que la course. Ses pieds s'entremélèrent et elle tomba, la tête la première juste auprès d'une pierre. Ouf, pensa t-elle! 

Soudain, le grognement cessa. Elle releva la tête, et vit ce qu'elle pensait être un miroir. À peine eut-elle le temps de regarder celui-ci qu'elle oublia tout ce qu'elle avait vécu, de sa petite enfance jusqu'à la course qu'elle venait de faire. Elle réussi à lever sa main et pris le miroir. Elle n'eut pas le temps de faire un geste que la "chose" était sur elle, la retournant sur le dos. Là, elle vit la créature la plus immonde qu'elle n'avait jamais vue. En un instant, ses souvenirs revinrent. La guerre passée lui rappelait combien ils étaient repoussants par leur physique ingrat et leur odeur pestilentielle qui émanait d'eux. Seulement Susan ne les avait jamais vus de si près! La bête lui prit le miroir des mains et le jeta à terre. Elle regarda Suzanne de ses petits yeux jaunes. Il portait une fourrure mal coupée, faisant une sorte de pagne et ressemblait à un gros cochon ignoble, se tenant debout, avec une peau ridée et sale. De grandes dents jaunâtres et pointues, dégoulinantes d'une salive épaisse, dépassaient de sa bouche. Soudain une parole d'Aslan lui revient en tête. Quand ils avaient organisé la grande bataille de Béruna, le grand Lion leur avait parlé de chaque créature qui infestait l'armée de la Sorcière Blanche : "Les boggles ressemblent à de gros cochons. Ils ont un physique ingrat et une odeur immonde ; leur force n'en est que plus impressionnante!"

Image:Boggle5ts.jpg

C'était donc un boggle (une créature qui vivait sous terre). Le monstre la dévisagea et sourit bêtement, enfin c'est ce que pensait Susan. La grimace le rendit encore plus hideux et plus idiot qu'il ne paraissait. Puis il grogna :

"Boggle, travail !" (Il faut dire que les boggles ne sont pas très malins).

Susan le dévisagea et avant qu'elle n'ait pu faire le moindre geste, la voilà déposée comme un sac à patates sur le dos du boggle. La jeune reine se débattit comme elle put; mais le boggle la tenait fermement. À bout de force, Susan abandonna. Elle garda cependant les yeux ouverts pour voir où le boggle l'emmenait. Le gros cochon traversa la cascade et la mena dans une sombre caverne. C’est vrai que personne n'avait jamais pensé à regarder ce qu'il y avait derrière celle-ci !
Le monstre la posa comme un vulgaire sac. Elle était trempée d'être passée sous la cascade et il faut bien dire que l'eau ne semblait plus être aussi rafraîchissante qu'elle ne l'était quelques minutes auparavant.
Elle se déplaça un peu vers le mur de la grotte,rassemblant ses esprits pour trouver un moyen de se sortir de cette situation. Le boggle ne semblait pas vouloir la tuer, il restait là simplement à la regarder comme s'il devait monter la garde. Il jouait avec un petit os en poussant toujours les mêmes grognements indescriptibles.
Elle soupira. En baissant la tête dans son désespoir de ne pouvoir être retrouvée par ses amis, elle vit son cor. Comment n'y avait-elle pas songé plus tôt! C'était ça la solution! Elle l'empoigna à pleines mains et souffla de toutes les forces qui lui restaient. Et c'est là que tout commença vraiment! Peter, qui rentrait d'une visite de chez M. et Mme Castor, entendit la plainte provenant du cor de Susan. Il connaissait bien ce son pour l'avoir entendu plusieurs fois dans sa vie, et en pensant que c'était Susan, il eut un soupçon. Sa sœur était partie se baigner, et Narnia était un pays paisible depuis que l'ennemi avait été anéanti. Le grand roi ne voulant pas prendre de risques partit en courant en direction de la cascade, d'où provenait l'appel. Quant à Susan, ne se promenant jamais sans son arc, elle avait entrepris de tuer le monstre à coups de flèches. Mauvaise initiative apparemment, car le cuir du monstre était plus dur que celui d'un éléphant. À chaque fois qu'une flèche le touchait, il se grattait. C'était comme si un moustique le piquait, ou quelque chose comme ça. À un moment, les flèches parurent l'agacer: il se leva et regarda Susan. Celle-ci dût retenir une flèche qui tomba sur le sol rugueux et humide de la caverne.

- "Toi embêter moi, toi méchante" déclara le boggle (je vous l'ai dit les boggles ne sont pas des créatures très intelligentes et leur conversation n'est guère intéressante à dire vrai).
Le monstre s'avança vers la reine et la gifla violemment. Elle tomba à terre sous la force du coup, mais se releva avec la dignité d'une reine de Narnia. Profitant d'un petit moment de répit, mais souffrant de tous les côtés, Susan rampa jusqu'à l'entrée de la grotte masquée par la cascade. Le boggle fut cependant plus rapide qu'elle. Il la prit par le poignet et la ramena au fond de la salle de pierre.

Puis il dit ou plutôt hurla en levant ses deux poings : - "Moi doit pas tuer reine, mais moi obli…"

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'il entendit un bruit à l'entrée de la grotte. Il se retourna et vit l'intrus. Le boggle poussa un grognement de mécontentement et la grotte en fut emplie. Susan se boucha les oreilles et ferma les yeux. Une lutte acharnée se déroulait à côté d'elle mais elle n'osait pas ouvrir les yeux. Puis, tout à coup, un bruit mat et plus rien. Susan ouvrit les yeux, vit d'abord une masse se relever. De peur, elle recula, mais ne put aller bien loin car le mur de la grotte était juste derrière elle. Elle réalisa alors que cette masse qui se tenait devant elle était un magnifique homme. Il tenait à la main une épée couverte de sang et était vêtu d'habits royaux à l'emblème du grand Lion. Malgré la fatigue qui la submergeait, Susan se releva et tomba dans les bras de l'homme.

- Merci Peter… murmura-t-elle, juste avant de s'évanouir.

Peter sortit poser sa sœur sur l'herbe et revint dans la caverne auprès de la dépouille du monstre hideux qu'il avait terrassé et se baissa pour le porter (tout Narnien civilisé ne laisse pas un cadavre pourrir à l'endroit où il a été tué, surtout dans une grotte reculée). Seulement le monstre pesait énormément! Quand il réussit à le soulever, il aperçut une femme au fond de la grotte. Au début, il pensa que l'effort consistant à porter le monstre et la chaleur insupportable qui régnait dans la caverne lui donnaient des hallucinations. Puis, il dut admettre que cette vision était bien réelle.

La femme qui se tenait au fond de la salle ne disparaissait pas comme le font souvent les hallucinations après que celui qui en est touché ait secoué la tête. Non, elle restait au fond de cette grotte, sans bouger. Ayant laissé tomber le monstre à terrre, il s'avança donc vers cette apparition pour mieux la voir. Elle était réellement magnifique, n'importe quel homme aussi sage d'esprit soit-il aurait succombé en la voyant. Elle avait de longs cheveux blonds comme le sable et des yeux d'un bleu si profond que l'on pouvait s'y perdre… Peter oublia tout ce qui existait autour de lui, il en oublia même sa sœur, qui gisait à moitié morte dans l'herbe. Cette dernière, reprenant ses esprits et inquiète de ne pas voir son frère revenir de la grotte, réussit à se relever et s'avança vers celle-ci. En rasant le mur (pour ne pas trop se mouiller une nouvelle fois), elle pénétra à l'intérieur de la grotte et elle vit son frère Peter en train de parler avec une personne, mais elle ne pouvait entendre un mot de la conversation. Puis, Peter revint vers Susan et lui dit qu'il s'agissait d'une jeune Archelandaise prisonnière elle aussi de la bête.

Ils décidèrent donc de rentrer au château, avec cette jeune dame. Susan était vraiment très fatiguée. Elle trébucha et se fit donc porter par son frère, sous l'œil attentif de l'Archelandaise. C'est donc ainsi qu'ils repartirent tous les trois en direction de Cair Paravel, finalement heureux de cette aventure qui s'était bien terminée. Peter discuta tout le chemin du retour avec la jeune fille, en portant Susan comme si elle était aussi légère qu'un oreiller en plume. À partir de ce jour-là, les choses semblèrent bien se passer, chacun parlant avec admiration de l'exploit héroïque du Roi Suprême et de la jeune femme qui la suivait partout depuis peu. Narnia aurait-il une nouvelle reine ? Les esprits étaient à la fête, et rien n'aurait su préparer les Narniens à ce qu'il allait suivre.
Quelques semaines plus tard, on célébra l'union entre le grand roi et sa bien aimée. La fête fut grandiose, tous purent penser que celui-ci était heureux, mais il ne le montrait pas pour autant. Sa joie et son naturel souriant s'étaient envolés. Peter devenait de plus en plus renfermé, il sortait de moins en moins de sa chambre. Avant ce mariage, il était le préféré des quatres rois et reines. Les narniens l'aimaient beaucoup, il était leur exemple par sa vaillance et sa droiture, mais dans les semaines qui suivirent, son changement d'attitude laissa tout ses sujets perplexes.

Lui qui était toujours avec ses sujets, discutant de tout et de rien, il les évitaient désormais, au dépit des inquiétudes visibles de chacun qui se demandait bien ce qu'il pouvait avoir. Un jour même, il avait repoussé brusquement une souris venue se plaindre d'un chat on ne peut plus agressif, lui qui était toujours là pour veiller à la sécurité de son peuple, notamment des plus faibles. Ses frère et sœurs firent consulter les meilleurs médecins du pays, les meilleurs amis... Le roi était devenu méconnaissable, il se laissait de plus en plus aller, ne coiffant plus sa chevelure de lion; avant, le Magnifique arborait des habits aux couleurs flamboyantes, et désormais, il ne portait que des habits sombres. Quand il passait dans les couloirs, il regardait vers le sol. On aurait dit qu'il avait perdu sa joie de vivre. Il passait le plus clair de son temps avec cette jeune archelandaise et ne semblait plus se soucier du bien-être et de la paix de son royaume. Ses frère et sœurs n'avaient pas réussi à lui parler et avaient fini par être eux-mêmes chassés de Cair Paravel, réduisant le château de Narnia à une dictature, à un trône, à un roi. Toujours plus d'interdictions, d'obligations. Son autorité semblait se nourrir de la joie, du bonheur, de la vie même de son peuple qui s'amenuisait avec le temps. Chaque jour devenait violence, chaque heure se faisait tristesse, chaque minute était malheur. Peter dépérissait à vue d'oeil, tout le mal qui était en lui jaillissait, éteignait toute la bonté rayonnante de l'ancien roi. Mais déjà, on commencait à oublier,à se demander: "Mais où est notre roi suprême? Cet homme cruel et froid a-t-il un rapport avec Peter le Magnifique, notre seigneur bien-aimé?" Les temps avaient vraiment changés. Condamnant de nombreuses créatures innocentes à l'exil, Peter ordonnait mille choses horribles, ne pouvant que rendre le peuple triste. C'est ainsi que le mal fut engendré. Les animaux et créatures de Narnia étaient tristes, vivant cachaées dans les endroits les plus reculés du royaume de Narnia. Ils perdaient espoir, Aslan ne leur avait t-il pas dit que le temps des malheurs serait revolu à jamais, lorsque les deux filles d'Eve et les deux fils d'Adam seraient sur les quatre trônes de Cair Paravel? Bien que rois et reines de Narnia, Edmund, Susan et Lucy avaient fini par être chassés de Cair paravel par le roi suprême Peter. Celui ci avait considérablement changé; il fallait agir et vite!!

- C'est sûr cette femme a ensorcelé Peter ! dit Edmund, rassuré à l'idée que son frère n'était pas pleinement responsable de cette horrible situation.

- Elle tenait un miroir dans ses mains la dernière fois que je l'ai vue, c'est peut-être ce miroir qui a le pouvoir de l'ensorceler, rajouta Susan.

- Cette femme est peut-être de la famille de la sorcière blanche ou simplement de son côté, dit enfin Rayon qui était toujours chez eux. Lucy était encore en sanglots du fait que Peter quand même, avouons le, devenait un "assassin" en quelque sorte. Mais nos héros devaient réfléchir pour trouver une solution afin de libérer Peter. - Il faut briser le miroir qui l'a ensorcelé! déclara soudain Edmund d'un air sûr de lui.

- Oui, c'est une bonne idée mais pour briser le miroir, il faut d'abord réussir à pénétrer dans Cair Paravel, il faut donc partir dès maintenant, continua Susan. On fait comme ça,je pars avec Lucy chercher les nains pendant que Rayon et toi allez chercher Mr. Tumnus au Mont Pire,mais il faut faire très attention à l'armée de Peter.

Aussitôt, ils commençèrent à s'habiller pour partir chercher les nains et Mr. Tumnus.

- Il faut être très prudent car l'armée de sa majesté Peter peut être partout,dit Rayon.

- Oui, Rayon! continuèrent les deux filles, nous serons très prudentes.

- Alors rendez-vous dans deux jours peut-être à la Table de pierre,finit Rayon.

Et puis chacun s'éloigna de son côté, Lucy et Susan en direction des mines; et Edmund et Rayon vers le Mont Pire. En chemin, Edmund eut une idée :

-Rayon, si nous nous faisons attraper par l'armée de Peter,ils nous amèneront vers son trône et puisque la fameuse dame Archelandaise est tout le temps avec Peter en train de s'occuper de lui, le miroir qui l'a ensorcelé doit être à côté de lui, nous pourrions le lui prendre et le briser! Alors, Peter sera délivré du sort.

- C'est trop risqué, Votre Majesté si jamais cela échoue, ils nous mettront en prison vous savez bien combien le roi Peter est tyrannique.

- Oui, mais même avec les nains, c'est dangereux.

- Peut-être mais au moins on sera plus nombreux et en plus, il faudrait avertir Susan et Lucy car si on se fait attrapper,elles courront un risque. On ne sait même pas s'il va nous torturer pour avoir des aveux sur votre cachette... Et si on craque, ils pourront capturer Lucy et Susan. Si c'est le cas, tout notre plan tombe à l'eau et les narniens seront esclaves pour toujours.

- Oui, tu as raison, allons chez Mr. Tumnus ,Rayon. "

Après quelques minutes de marche intense, ils arrivèrent chez le faune qui était dehors,en train d'enlever la neige qui s'était accumulée devant chez lui.

- Bonjour les enfants,que faites vous ici par un froid pareil?

Edmund s'avança le premier. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés lors de sa première visite à Narnia il y a bien longtemps de cela, sa soeur Lucy avait gardé une relation privilégiée avec le faune. (Il serait fastidieux de vous raconter toute l'histoire maintenant).

-Vous savez pour Peter...

-Vous croyez que je n'ai rien vu? Vous savez, je suis peut-être un peu plus âgé mais quand même... Edmund ne put retenir un sourire. -Aaaah, ce cher Mr tumnus!!! Le faune posa la pelle qu'il tenait et passa sa main sur son front.

- Que je suis impoli... entrez mes amis, entrez! Il fait quelque peu froid ici, j'ai allumé la cheminée! Les deux amis entrèrent alors dans la demeure du faune.


Merci de vous concentrer sur le chapitre 2


Un projet